Entraînements

Comment s’entraîner avec un bébé

19 mars 2016
À la piscine le samedi matin, première fois que je réussis ça depuis que je fais du triathlon. Les temps changent. Ma petite est une étoile de mer maintenant ! #etoiledemer #triathlon

Après la naissance de ma petite l’été dernier, j’avoue que je me suis sérieusement posé la question si j’allais être en mesure de continuer ma progression en tant qu’athlète amateur.

Depuis que j’ai commencé la course à pied en 2010 et le triathlon en 2011, j’ai toujours réussi à améliorer mes temps. Rassurant pour l’égo et motivant en entraînement, j’avais la chance de toujours réussir à viser plus haut et plus loin. Le plateau n’a donc pas été atteint avant l’agrandissement de la famille.

Suite à sa naissance, j’ai eu droit à une première déception en compétition, sans avoir de lien directe avec la naissance de l’héritière, mais qui m’a fait vivre « l’échec ». La progression était stoppée. Dans le but de me rassurer, je me suis fait dire par l’un de mes meilleurs amis qui était passé par là un an plus tôt :

Bienvenue dans le monde des papas out-of-shape.

Les mots ont résonné longtemps dans ma tête. Était-ce la fin de la progression ? Est-ce qu’à partir de maintenant je devrai revoir mes objectifs (ambitieux) de compétition? Peu importe la réponse, le doute était présent et la table était mise pour les prochaines compétitions.
Maintenant, le petit bébé tout neuf de neuf mois est parmi nous et fait parti du quotidien d’entraînement avec tous ses avantages et ses quelques inconvénients.

Top 12 de la vie d’athlète après un premier bébé !

  1. Les hurlements de bonheur lorsqu’elle te voit revenir de ton entraînement quotidien n’ont pas de prix.
  2. Elle se réveille au moment où on était sensé partir s’entraîner, et s’ensuit une routine de matin du bébé non planifiée qui écourtera l’entraînement.
  3. On ne se permet plus d’aller loin pour s’entraîner. Rouler un petit 100 km de vélo au Mont-Tremblant devient presque utopique ou un projet d’été !
  4. La mère en congé de maternité n’est pas faite pour gérer un CPE, autant qu’elle adore notre fille, elle s’ennuie de voir des adultes. Arriver trop tard après le travail car on a décidé de faire 3h de vélo n’est plus une option. L’entraînement doit être court et spécifique.
  5. Le terme récupération active remplace les longues nuits de sommeil. Une nuit de sommeil manquée est si vite arrivée !
  6. Le volume extrême n’est plus une option.  C’est en famille que ce temps se passe. Encore une fois, l’entraînement doit être court et spécifique.
  7. Afin de récupérer du manque de sommeil, c’est des semaines entières de peu de volume que l’on doit rentrer dans le plan d’entraînement afin de remonter la pente du peu d’énergie.
  8. On va plus souvent à la piscine, sauf que cette fois-ci on a pas besoin de la Garmin, car on a un bébé qui fait des bulles dans les bras #étoiledemer
  9. Le vélo d’intérieur devient presque la seule option possible afin d’optimiser le temps sur la selle.
  10. Un vélo d’intérieur le plus silencieux possible est VRAIMENT la seule option possible. Arrêter une séance d’intervalles sur le rouleau car le son a écourté l’entraînement arrive plus souvent qu’on le croit.
  11. On planifie toute la journée s’entraîner durant la prochaine sieste, lorsqu’elle   arrive, on est trop crevé pour sortir et on s’endort avec le bébé.
  12. Finalement, courir pour se rendre au travail et en revenir et un luxe qui n’a pas de prix. Le meilleur compromis pour trouver du temps d’entraînement. 

Mais le plus beau côté de tout ça, on a les meilleurs supporteurs au monde qui nous attendent au fil d’arrivée ! Peu importe le classement, peu importe le temps.

Bienvenue dans le monde de l’athlète amateur avec responsabilités !

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