Race recap

Classique du Parc Lafontaine 5 KM

18 octobre 2015
Départ de masse derrière les gazelles

Petite initiation à la plus petite des courses de fond, le 5 km sur route. Depuis le temps que je voulais aller chercher un record personnel sur cette distance, j’ai été servi cette année à la Classique du Parc Lafontaine 5 KM.

Plus de 4000 coureurs se réunissent année après année à cet événement qui fêtait aujourd’hui son 66e anniversaire pour se mesurer au 10 km , 5 km, 2 km et 1 km tout en affrontant les rigueurs de l’automne et pour clore la saison de course sur l’Île de Montréal. Cette année, en pleine préparation de volume pour le marathon de NYC, j’attaque un 5 km pour le plaisir lors d’une de mes rares journées de repos.

Les attentes, malgré un volume de course très élevé lors des dernières semaines, sont quand même très hautes. Mon meilleur temps sur la distance, un temps non-officiel de 18:01, a été atteint lors d’une course de 30 km plus tôt cette année à Around The Bay. Je devrais donc «facilement» abaisser la marque, mais de combien ? Difficile à dire. J’avais une seule journée de repos avant la compétition et j’avais déjà couru plus de 200 km depuis le début du mois en 11 jours de course. Je savais aussi qu’un sub-17’ était possible puisque Marco l’avait réussi l’an dernier avec un superbe 16:57 sur la même épreuve et que nos performances des dernières années sont si semblables que c’était un bon repère pour se fixer un objectif optimiste.

 

Départ de la course

Bien positionné sur la deuxième rangée à l’avant de la course, derrière les jeunes qui visaient des Paces de 3:05-3:10, il n’était pas question de se mettre devant eux et de nuire à leur course au rythme endiablé. Par contre, on va quand même essayer de garder contact le plus possible sur le départ question de se séparer du pack et de ceux qui font des départs irréguliers comme moi.

Pendant que l’officiel annonce le décompte, quelques coureurs trépidants brûlent le décompte d’une seconde et force un léger faux départs qui prend par surprise le troupeau. Tel un Mufasa qui se fait courir dessus par une horde de Gnou (oui oui, c’est le nom de l’animal dans le Roi Lion), nous nous retrouvons les coudes dans les airs pour faire notre place et attaquer le départ. Pendant quelques secondes, je me suis cru dans un départ à la nage d’un triathlon où le placement à l’avant du peloton est essentiel pour sortir rapidement de l’eau. Après 400m , je regarde ma montre pour voir quel rythme de fou nous excersons, et c’est un joli 3:00 qui apparait sur ma montre, juste en dessous du temps de course qui est à 0:00. Dans la cohue du départ, je n’avais pas réussi à peser sur START au bon moment ! Impossible pour moi d’avoir une idée exacte de ma course. Je devrai donc courir à fond en espérant ne pas me faire surprendre à la fin par des poussières de secondes.

Après 1 km. J’ai laissé partir les gazelles et je me retrouve seul entre deux groupes de coureurs. Des larmes me coulent des yeux, le froid automnal me rend émotif faut croire. Le cardio est bon et les jambes sont à fond. Le coeur quant à lui est pris de surprise et atteint des fréquences stratosphériques pour l’ensemble du premier km, soit autour des 200 bpm. Probablement dû à un manque d’échauffement.

Après 2 km. Je suis à peu près en 15e position et ça commence à faire mal. Je pensais que le sentiment d’étourdissement dû à l’effort déployé arriverait plus vers le 3e km. Je réalise à contrecoeur que je devrai souffrir un peu plus que prévu et ça ne tarde pas à se faire sentir sur mon rythme.

Après 3 km. L’air froid brûle tranquillement mes poumons, le coeur est quant à lui redescendu beaucoup plus bas qu’anticipé sous les 170 bpm. Le rythme n’est plus aussi intéressant. J’appercois des 3:40/km sur ma montre qui ont un effet néfaste sur ma motivation de continuer de courser sous les 3:25/km. Mon faux jumeau, Marc-Olivier, était également sur le même pace que moi depuis le début de la course, bien campé en embuscade à 10 m de moi, j’attends avec impatience le moment où il va me dépasser et me donner une tape dans le dos afin de me remotiver à reprendre le rythme qu’on s’était les deux fixé.

Après 4 km. J’ignore un peu les pancartes. Je commence à avoir de la difficulté à faire les calculs sur ma montre entre mon temps de départ et le rythme auquel je cours. J’essaie d’éviter de me faire dépasser, mais je suis incapable de m’accrocher aux 6 coureurs qui me dépassent. À chaque foulée qui approche, j’écoute sans me retourner afin de reconnaître celle de Marc-Olivier.

Le dernier km. Mon cercle de vision s’est rétréci, je regarde à seulement 5-10 m devant moi pas plus. Je réussi à reprendre 2 coureurs de peine et misère dans les derniers 200 m, dont un dans la descente et montée de l’arrivée, mais je me fais faire le même tour au photo finish, à un centième de seconde, je me fais dépasser par un 3e coureur dont j’ignorais l’existence, puisque je n’avais jamais regardé derrière.

Je termine ma première course de 5 km depuis près de 20 ans en 17:07 pour une 19e position overall et 2e dans les 30-39 ans. Marc-Olivier quant à lui, obtient son 3e temps sous les 17:30 en 17:27 pour le 27e rang. Des crampes au ventre l’ont malheureusement fait décrocher à mi-chemin dans la course.

Après cette belle journée de course automnale à 2 degrés Celsius, ça l’augure bien pour notre deuxième marathon de l’année dans deux semaines seulement, lorsque nous traverserons Central Park au mythique Marathon de New York.

Activité Sports Stats

Activité Strava 

À suivre pour la dernière de la saison. (Mon compte-rendu sur les championnats du monde de Ironman est maintenant disponible ! )

 

You Might Also Like

  • maxime 19 octobre 2015 at 1:15

    yeah!