Race recap

Ironman 70.3 Mont-Tremblant 2016

30 août 2017
Photo de Gophrette Power à l'arrivée du Ironman 70.3 Mont-Tremblant

La course de rêve au Ironman 70.3 Mont-Tremblant qui se termine avec des célébrations qui chient !

Ça faisait deux ans que j’attendais cette course. Deux ans que j’espérais sortir mes meilleurs temps sur les trois sports. M’étant beaucoup amélioré à la course sur les deux dernières années, j’espérais sortir finalement une performance où j’allais être fier dans chacun des trois sports, et surtout battre mon record personnel de 4h30 réalisé au Ironman 70.3 Timberman.

Le triathlon est un sport spécial. Trois sports où il est difficile d’exceller dans chacun d’eux. Personnellement, afin de réduire le temps d’entraînement, j’ignore un peu la natation et je mets essentiellement mes efforts sur la course à pied et le vélo. Les deux sports sont assez complémentaires et le switch course à pied / vélo après le marathon de Boston se fait assez facilement. Ayant déjà énormément de volume de course à pied rendu au mois de mai, (1200 km) c’est “seulement” 200 km qui vont suivre au cours des 6 semaines puisque le focus d’entraînement va passer à 70 % vélo au cours de ces semaines. Le nombre d’heure par contre, n’a pas été au rendez-vous comparativement à l’an passé. En terme de nombre de km, on est au même endroit 1200 km. Par contre, la qualité des entraînements était plus présente en 2015. Les entraînements de plus longues durées sur le vélo variant entre 30 e 50 km étaient plus nombreux, comparativement à cette année où j’ai atteint le même volume mais seulement avec des micros sorties de commute autour de 12-15 km. L’horaire de garderie y était pour beaucoup à ce changement du type d’entraînement. Les longues sorties d’après job ont complétement disparu laissant la place à l’excitation de voir la mini personne à la garderie.

La surprenante nage  

Avec seulement 15 km de natation cette année, je n’avais nullement l’intention d’améliorer mes temps. Faut être réaliste. Ce n’est pas ici que mes triathlons se jouent. Donc n’importe quel temps sous les 34 min allait me rendre vraiment heureux.  La nage s’est gérée “doucement”, sans me sortir de ma zone de confort, sans partir fort, mais en restant constant. Ça s’est terminé avec un pace de 1:40 au final pour l’un de mes plus rapide sur la distance. Un temps que je ne suis même pas capable de faire en entraînement … Le fameux facteur compétition !

Une petite nage bien tranquille, la 329e de la journée et 39e de mon groupe en 32 min. (1:40/100m). Je dois avouer candidement que nager sans barbe, c’est quand même agréable.

Un vélo agressif dur à maintenir

D’emblée à la sortie de la zone de transition je savais que j’étais en avance sur mes temps de l’année passée. J’ai pris mon temps pour sortir de l’eau tout en évitant les sauts de dauphin qui m’aura valu des crampes d’enfer et une sortie en guédille en 2015. La course dans la transition fut une fois de plus à l’extérieur du tapis rouge afin de dépasser une maximum de concurrent.

Une fois embarqué sur mon vieux cervélo en métal, le fun était parti ! L’air frais, les pieds un peu gelée et l’adrénaline dans le tapis pour traverser la montée Ryan. Je crois qu’il n’y a rien de plus excitant en triathlon que les premiers 20 km au Mont-Tremblant. Des relances de côtes avec des centaines de cyclistes à dépasser tout en restant sur le gros bracket. Difficile de rester dans des zones de watts théoriques. Encore plus difficile puisque je roule sans power meter, mais ça c’est une technicalité ! ahahah.

Le pace est bon, la vitesse frise les 40 km/h de moyenne, tout va bien jusqu’au demi tour. Le manque de longue sortie, mêlé au soudain vent de face, me force à concéder quelques kilomètres heures. La perte de vitesse vient jouer sur mon moral. Comme c’est la seule donnée fiable que ma garmin me donne, c’est difficile de viser juste dans l’effort quand le vent s’en mêle.

Je finis toutefois par reprendre le rythme est resté stable jusqu’à l’arrivée essayant de conserver quelques cartouches d’énergie (au figuré, on s’entend, ça n’existe pas vraiment) pour la course.

Un vélo en dents de scie quand même très rapide en 2h23:29 qui me place 54e overall et qui me place dans le top 10 de mon groupe avec la 9e position.

La course attendue

Comme mon entrainement est extrêmement orienté course à pied, j’ai longuement rêvé à cette dernière et ultime étape du triathlon. Cette fois-ci je ne serais pas déçu. La partie de pac-man pouvait commencer.

Dans la transition, j’aperçois plusieurs AG 30-34 qui sont soit déjà arrivé ou en train de partir. Je quitte la T2 en même temps que Pierre-Martin Aussant et Maxime Durant. On s’encourage mutuellement et je pars seul pour 21 km.

J’attaque en pleine confiance un pace de course sous les 4 min au km. 3 min 50 s pour être franc. Mon seul objectif est d’obtenir un temps sous les 1h24 pour le demi-marathon. Les quelques secondes en banques des deux premiers km seront très pratique pour compenser les côtes du village à la fin.

Les km défilent et tout se passent bien. Au 10e km, j’ai déjà repris 4 coureurs de mon AG et  je suis désormais installé en 5e position. La 4e place sera mienne autour du 15e km. À chaque demi-tour j’aperçois Thibaud Friess devant moi courant avec JP Leclerc. JP n’étant plus dans mon AG, c’est Thibaud qui m’intéresse à aller chercher. Je calcule les écarts et estime son pace moyen. Si mes calculs sont bons, en conservant mon pace, je devrais être en mesure d’arriver à sa hauteur avant l’arrivée. Est-ce que je serais en mesure de terminer Top 3 à Tremblant ?

Les kilomètres s’accumulent et le pace se rapproche dangereusement du 4 min au km. Fini les quelques secondes de jeux à chaque km. Arrivé dans le village, on doit se taper une côte inutile qui monte jusqu’aux gondoles et qui redescend. Dans cette côte je dépasse tout ce que je vois, pas le temps de laisser un AG devant soit si près de l’arrivée. Je crois JP Leclerc sans Thibaud. Il a décollé au dernier passage. Je termine finalement la course à pied en 1h23. Première fois que je réussi un si beau pace de course sur demi-Ironman.

Le temps final est de 4h24:31, 4e du groupe d’âge, 25e overall. 6 min plus rapide que mon record sur la distance pour mon 3e Ironman 70.3 Mont-Tremblant. 25e overall, ça veut aussi dire qu’on est sur la première page de résultats sur Sportstats sur plus de 2500 participants !

Podiums et suite

Avec ma 4e place, je me retrouve donc pour la deuxième fois sur les podiums du circuit Ironman 70.3 après Timberman en 2014. Malheureusement, je n’ai pas l’esprit à la fête. D’ailleurs c’est l’une des raisons pourquoi je n’avais jamais complété ce Race Recap et que c’est seulement en septembre 2017 que je finis ce draft.

Ma si belle journée s’est terminée d’une bien bête façon, mais avant d’expliquer cela, je dois citer ce que Bart Rolet, qui organise les ateliers de natation de la Swim Squad à la piscine Jean-Drapeau me lance à la blague :

« Maintenant, il ne te reste plus qu’à apprendre à nager »

Je crois qu’il a bien raison … et j’ai été tester a Swim Smooth ! 

La suite est vraiment moins glorieuse. En attendant la cérémonie des trophées, j’attendais couchés à l’ombre dans une plate-bande. Je n’avais pas réussi à rien ingérer depuis mon arrivée un peu avant midi. Il était maintenant 17h00. Mon niveau d’énergie était particulièrement bas. En descendant du podium, on a décidé ma copine et moi qu’il était préférable que j’aille faire un tour à l’infirmerie.

On m’assoie rapidement sur une chaise roulante et on me couche sur une civière. Deux solutés plus tard ainsi qu’un anti-nauséeux par intraveineuse, je suis toujours tout croche à deux doigts de vomir quelque chose d’autre que de l’air puisque je suis pris de crampes et rien ne sort.

Vers 19h00, il commence à sortir tout le monde de l’infirmerie. La personne qui s’était fracturée le bassin sur Duplessis est transportée à l’hôpital non sans douleur et je me retrouve le dernier patient de la journée.

Comme mon état est stable, on décide de rentrer au chalet après avoir bu un petit bouillon au sel. Ils devraient retravailler leur recette (!).

Arrivé au chalet, c’est le grand déluge. Vomissements pour le reste de la soirée était le menu. Et oui ! J’ai attrapé la gastro de ma fille d’un an qui avait été malade la veille de la compétition. Rien de moins que de compétitionner avec une vulgaire gastro. Un timing parfait puisque j’ai eu ma course de rêve ainsi qu’une deuxième fin de course de marde de suite après être tombé en vélo en 2015, 2016 c’est la fin qui aura chié !

Sur ce, mon race recap de Ironman 70.3 Mont-Tremblant 2017 devrait suivre dans deux ans 🙂

Summary
Event
Ironman 70.3 Mont-Tremblant
Location
Mont-Tremblant,
Starting on
24 juin 2016
Ending on
26 juin 2016

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