Race recap

Montréal OASIS 2010 – Mon premier marathon…

1 septembre 2014
J'ai jamais eu aussi mal aux jambes que lors de mon premier marathon.

L’épreuve de course la plus difficile que j’ai faite à ce jour: le marathon de Montréal 2010. Le récit complet de mon premier marathon.

J’ai fait le grand saut dans le monde de la course en pied en avril 2010. Première fois que je me lançais dans un sport individuel. Un genre de pas game mêlé avec un intérêt secret pour cette distance qui m’a poussé à me lancer là-dedans. Ce que je trouve drôle quand j’y repense, c’est qu’en préparation à cette course, j’ai cumulé toutes les erreurs de débutants à ne pas faire pour un premier marathon :

  • Courir trop souvent.
  • Ne pas prendre de journée de repos
  • Courir avec des souliers de badminton finis
  • Ne pas faire de longue distance.
  • Ne pas faire d’intervalles.
  • Ne pas suivre de plan d’entrainement.
  • Jamais s’étirer (bon je le fais encore très rarement aujourd’hui)

Jusqu’à cette année, avril 2010 était le mois dans lequel j’ai le plus souvent couru et que j’ai fait le plus de distance. Par contre, je m’entrainais tellement mal que j’ai du arrêter deux mois complets, juin et juillet, afin de guérir une douleur au genou. La maudite bandelette du coureur.

C’est donc avec 2 mois de repos et un entrainement éclair d’un mois que je me suis préparé pour mon premier marathon. Encore une fois, le manque de préparation et d’encadrement m’a montré à quel point ça peut être difficile un marathon. J’ai enchainé en pleine compétition toutes les erreurs qu’on peut faire sur un premier marathon :

  • Partir trop vite.
  • Courir trop vite.
  • Garder un pace trop vite.
  • Casser au 17e km …

Je me souviens encore, sur l’Île Notre-Dame, quand j’ai réalisé que j’avais un pace de 4 :30 au km et être vraiment content. Surtout que mon objectif était de courir en 5 :00 / km, une vitesse que deux semaines avant je n’avais pas réussi à tenir sur ma plus longue sortie de l’été, un 25 km. J’avais tellement aucune idée de ce qui m’attendait.

C’est donc au 17e km, en arrivant sur de La Commune que les cuisses ont commencé à moins apprécier mon épopée. Je sentais l’acide lactique monter, les jambes devenaient déjà lourdes. Il me restait seulement 25 km à faire, soit ma plus longue sortie à vie.

La suite fut un long calvaire de douleur et de misère. Temps final 3 :44.

Les quelques photos résumant cette course sont d’une éloquence où l’on voit ma souffrance mémorable et encore aujourd’hui, je considère ce premier marathon comme étant la course la plus difficile que j’ai faite, devant le Ironman Tremblant.

J’ai pris 1 semaine pour être capable de marcher sans avoir l’air d’un zombie, et 3 semaines complètes avant de recommencer à faire du sport.  C’est seulement quelques années plus tard en lisant la biographie de Bill Rodgers que j’ai compris ce que voulait dire la phrase : « The marathon can humble you. »

 

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2 Comments

  • Reply TheWood 6 décembre 2014 at 9:21

    wow cassé au 17km
    CEST tellement dure après
    Les photos témoignent bien ta douleur!!!
    Bon texte

    • Reply PM 9 décembre 2014 at 12:02

      Merci The Wood !

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